Sciences, lettres et arts • 1754-1989 Voir dans l'inventaire Ajout à votre panier

Présentation du contenu

Les dossiers de ce fonds reflètent les aspects d'administration générale des différents établissements, notamment la gestion des bâtiments et du personnel, ainsi que la gestion des différents types de collections, et l'organisation d'évènements culturels, au sein ou hors des dits établissements.

Date de l'unité documentaire 1754-1989

Description physique

Nombre d'éléments

102 boîtes

Métrage linéaire

14,40

Support

Papier

Dépôt

Archives municipales de Nancy

Origine

Nancy

Biographie ou histoire

Les documents proviennent du service en charge des affaires culturelles ou des établissements eux-mêmes.

1. Associations

Il s'agit des dossiers tenus pour chacune des associations avec laquelle la ville est entrée en relations : à l'occasion d'une demande de subvention, de l'annonce d'un évènement...

2. Bibliothèques

2. 1. Bibliothèque municipale

Fondée en 1750 par Stanislas Leszczynski, la bibliothèque royale est une bibliothèque publique, siège de l'Académie Stanislas. Installée dans un premier temps dans la galerie des cerfs du palais des ducs de Lorraine, elle déménage à l'hôtel de ville en 1763. Pendant la Révolution, les biens du clergé sont confisqués, et tous les ouvrages retrouvés sont entreposés au Palais universitaire (actuel site de la Bibliothèque Stanislas). C'est la naissance de la bibliothèque municipale, qui compte déjà plus de 20 000 ouvrages. L'institution et les bâtiments reviennent à la ville en 1803, et le recensement des ouvrages saisis à la Révolution est achevé en 1837. Dans les années 1860, un nouveau Palais universitaire est construit, place Carnot, et l'Université déménage, ne laissant plus dans l'ancien bâtiment que la bibliothèque (qui accueille également des expositions jusqu'à la construction de la Galerie Poirel).

Durant les guerres, la bibliothèque échappe aux destructions. Ses façades, toitures et les deux salles de lecture sont désormais inscrites aux monuments historiques. L'Académie Stanislas y tient toujours ses séances et y a déposé ses archives.

2. 2. Bibliothèque populaire

En 1865, une association pour l'établissement et l'entretien d'une bibliothèque populaire est fondée sur l'initiative du vicomte Drouot, député. Cette bibliothèque de prêt à domicile est dotée d'un règlement approuvé par le préfet le 24 octobre 1865. Elle s'installe d'abord dans le bâtiment de l'ancienne université, rue Stanislas, puis déménage dans le bâtiment du conservatoire de musique, rue Chanzy, derrière la salle Poirel, ensemble inauguré en 1889. Dissoute en 1903, la bibliothèque est intégrée au cercle de la Ligue de l'enseignement, mouvement d'éducation laïque.

3. Musées

3.1. Musée des Beaux-Arts

La création du musée des Beaux-Arts intervient dans le contexte de la Révolution et ses premières collections sont issues de la confiscation des biens du clergé et des émigrés. En janvier 1800, le musée ouvre au public. Il musée reçoit une importante dotation sous le Premier Empire (œuvres venues du Museum Central, actuel musée du Louvre), ou encore d'œuvres issues de diverses collections dans le cadre du décret Chaptal.

Le musée change plusieurs fois d'implantation. Situé entre 1791 et 1792 à l'hôtel de l'Université, rue Stanislas (actuelle bibliothèque), il déménage dès 1793 dans l'ancienne chapelle désaffectée du couvent de la Visitation, avant de revenir en 1804 rue Stanislas. En 1814, il s'installe dans l'ancien collège royal de médecine (son emplacement actuel, place Stanislas), puis en 1828, au premier étage de l'hôtel de ville. En 1936, il retourne à l'ancien collège royal de médecine.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la quasi-totalité des œuvres sont évacuées, d'abord en Gironde, ensuite en Dordogne à l'exception de quelques pièces importantes qui restent à Bordeaux. Début 1945, les locaux sont réquisitionnés par l'armée américaine pour en faire un centre d'accueil de la Croix-Rouge. Les collections réintègrent le musée en 1946.

Créée en 1708, une école de dessin est annexée au musée, de la Révolution jusque 1870. Elle deviendra par la suite l'École des Beaux-Arts de Nancy.

3.2. Musée lorrain

Fondée en 1848, la Société d'archéologie lorraine est à l'origine d'une première ébauche d'un musée d'histoire locale, inauguré en 1850 au sein du palais ducal. Cependant, un incendie en juillet 1871 met un frein à ce projet qui ne revoit le jour qu'en 1910.

Les années 30 marquent une période de modernisation et d'agrandissement pour le musée qui en 1939 compte 31 salles et s'étend jusqu'à l'église des Cordeliers. On y retrouve notamment des collections d'archéologie, de peintures et de sculptures d'artistes lorrains, de mobilier, de faïence, d'orfèvrerie, d'armes, ou encore d'objets religieux.

Dans les années 1950, le patrimoine sidérurgique fait son entrée au musée, avant la création en 1966 du Musée de l'histoire du fer de Jarville.

L'ensemble architectural dans lequel se trouve le musée, est composé du palais des ducs de Lorraine, de l'église et du couvent des Cordeliers, ainsi que du palais du Gouvernement.

3.3. Musée de l'École de Nancy

En 1900, le conseil municipal créé un musée des arts décoratifs, installé dans une salle du musée des Beaux-Arts, alors situé au rez-de-chaussée de l'hôtel de ville. Y sont exposés des œuvres d'Émile Gallé, Victor Prouvé, Louis Hestaux et Camille Martin.

En 1935, le collectionneur Eugène Corbin fait don de 759 pièces des principaux artistes du mouvement de l'École de Nancy. Ce don est installé dans la galerie Nord de la salle Poirel.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les collections sont mises à l'abri en Gironde. A leur retour, elles ne sont pas tout de suite réexposées. En 1951-1952, la ville de Nancy se porte acquéreur de la propriété de Corbin, rue du Sergent-Blandan, et y installe le musée qui ouvre ses portes en 1954.

3.4. Musée d'histoire naturelle

Les collections du cabinet d'histoire naturelle de Nancy sont constituées à partir de 1752 par le rassemblement de plusieurs cabinets de curiosité, suite à la volonté de Stanislas Leszczynski de fonder un Collège royal de médecine. Le cabinet s'installe en 1798 dans le bâtiment de la bibliothèque municipale, mais au début du XIXe siècle, l'enseignement des sciences naturelles est en déclin, et les collections sont mises de côté ; pour une grande partie, elles disparaissent en raison de mauvaises conditions de conservation.

Ce n'est qu'en 1854 que le cabinet d'histoire naturelle renaît avec la création de la faculté des sciences de Nancy. En 1861, les collections suivent l'Université de Nancy et s'installent dans le palais de l'Université, place Carnot.

Au début du XXe siècle, les collections sont éparpillées : en 1912, les collections minéralogiques et paléontologiques sont transférées dans l'ancien séminaire, rue de Strasbourg ; les collections de botanique sont envoyées vers le Jardin botanique, rue Sainte-Catherine.

En 1933, l'Institut de zoologie déménage dans un bâtiment neuf à côté de l'Institut de botanique, rue Sainte-Catherine, qui devient par la suite le Musée-Aquarium après l'installation des aquariums au début des années 1970.

3.5. Jardin botanique

En 1758, Stanislas Leszczynski décide de créer un jardin botanique destiné à l'instruction des élèves en médecine et en pharmacie. Celui-ci est établi rue Sainte-Catherine.

Le jardin d'altitude du Haut Chitelet, dans les Vosges, et le jardin botanique du Montet, à Villers-lès-Nancy, ont été créés respectivement en 1966 et 1975 par l'Université de Nancy. Pour gérer ces trois jardins, en 1976, la ville de Nancy et l'Université s'associent dans un syndicat mixte : le Conservatoire des jardins botaniques de Nancy. En 1981, la ville est remplacée par la structure intercommunale.

Le jardin historique Sainte-Catherine réintègre le service des espaces verts de la ville en 1993 et est nommé Jardin Dominique-Alexandre-Godron.

En 2016, le Conservatoire des jardins botaniques de Nancy est renommé Jardins botaniques du Grand Nancy et de l'Université de Lorraine, et le jardin botanique du Montet prend le nom de Jardin botanique Jean-Marie-Pelt.

4. Ensemble Poirel

L'ensemble Poirel, œuvre de l'architecte municipal Albert Jasson, situé rue Victor-Poirel, a été construit à la fin du XIXe siècle grâce à un legs de Victor et Lisinka Poirel, amateurs d'art cultivés. Lors de sa conception, en 1888-1889, il constitue un programme d'avant-garde : un centre de « création contemporaine » en plein centre-ville comportant une salle de concert, une galerie d'exposition et un conservatoire de musique.

5. Théâtres

5.1. Théâtre municipal de Nancy puis Opéra de Nancy

Construit en 1755 à l'initiative de Stanislas Leszczynski, le théâtre de la Comédie (place Stanislas, sur le site de l'actuel musée des Beaux-Arts) est détruit dans un incendie la nuit du 5 au 6 octobre 1906. Une reconstruction est immédiatement décidée, et un concours d'architecte est lancé, remporté par Joseph Hornecker. La question de son emplacement se pose rapidement, les possibilités pour le maintenir au centre-ville étant limitées. En 1909, l'hôtel des Fermes (place Stanislas) qui était le siège de l'évêché jusqu'à la séparation de l'Église et de l'État (1905) est choisi comme nouvel emplacement pour le théâtre. Le nouveau bâtiment est inauguré en 1919, en face de son ancien site. Dès 1923, il est classé au titre des monuments historiques.

5.2. Ballet -Théâtre puis Ballet de Lorraine

Le Ballet-Théâtre contemporain est créé en 1969 sous l'impulsion de la politique de décentralisation et de promotion culturelle voulue par André Malraux. En 1978, la compagnie prend le nom de Ballet-théâtre français de Nancy puis prend le statut de Centre chorégraphique national (CCN) en 1985 lors de la deuxième vague de décentralisation et de promotion de la danse décidée par le ministre Jack Lang. En 1987, le théâtre est alors scindé, la compagnie devenant le Ballet français de Nancy pour se consacrer qu'à la danse, puis prend une dimension régionale en 1991 pour devenir le Ballet national de Nancy et de Lorraine. En 1999, le CCN-Ballet de Lorraine se consacre désormais uniquement à la danse contemporaine et à la création chorégraphique.

5.3. Comédie de Lorraine

Formée en 1964, la Comédie de lorraine a ajouté à ses activités une action culturelle continue en direction des enfants. Le Jeune Théâtre populaire était alors en 1964 la première troupe professionnelle permanente à présenter à un public jeune des spectacles spécialement conçus pour les enfants, tous les jours, pendant les heures de classe. Devenue en 1968 une coopérative ouvrière, l'entreprise ferme en 1988.

5.4. Théâtre de marionnettes de la Pépinière

Peu avant la Seconde Guerre mondiale. Monsieur Zilliox, employé dans une entreprise de filature à Remiremont, est licencié. Passionné par le théâtre, il se lance dans la création d'un spectacle de marionnettes... Guignol version lorraine est né. L'installation de la concession à la Pépinière de Nancy se fait en 1955. Elle sera tenue par la famille Zilliox jusqu'en 1996.

6. Musique

6.1. Conservatoire

En 1882, le maire de Nancy, François Volland, créé l'École municipale de musique de Nancy. Deux ans plus tard, la Ville signe une convention avec l'État, et l'école prend le nom d' École nationale de musique, succursale du conservatoire de Paris.

En 1968, l'école devient Conservatoire national de région suite à une convention entre la Ville et le ministère de la Culture. À partir de 1979, le conservatoire relève du District urbain de Nancy (devenu Métropole du Grand Nancy en 2016). Il propose trois spécialités : musique, art dramatique et chorégraphie.

Il est implanté durant de longues années rue Chanzy, derrière la salle Poirel (dans laquelle l'orchestre du conservatoire joue régulièrement), avant d'emménager en septembre 1987 dans les locaux de l'ancienne manufacture des tabacs, rue Michel-Ney.

6.2. Orchestre symphonique et lyrique

L'origine de l'Orchestre symphonique et lyrique de Nancy remonte au 27 juin 1884. D'abord municipal, il est appelé Orchestre du Conservatoire de Nancy et donne de nombreux concerts dans la salle Poirel.

Il devient en 1979 indépendant et remplit sa double mission symphonique et lyrique ; il prend d'ailleurs le nom d'Orchestre symphonique et lyrique de Nancy.

En 2019, il prend le nom d'Orchestre de l'Opéra national de lorraine.

7. Manifestations culturelles

Parmi les manifestations qui ont compté à Nancy, il faut signaler le Festival mondial du théâtre universitaire, créé en 1963, par Jack Lang, événement qui est entré dans l'histoire du théâtre en faisant apparaître sur les scènes d'Europe de l'Ouest les maîtres des pays de l'Est. Ce festival s'arrête en 1983.

On ne peut oublier de mentionner Le Livre sur la Place, premier salon national de la rentrée littéraire, organisé chaque année à Nancy depuis 1979.

8. Monuments historiques

La Révolution et les destructions, saisies et ventes qui ont lieu à cette époque entraînent une prise de conscience sur l'intérêt patrimonial de certains bâtiments et l'importance de les protéger et les conserver. Dès 1795, la France créée un Conseil général des bâtiments civils dans le but de surveiller les travaux effectués sur les édifices civils du pays. A partir de 1887, le classement prend une valeur juridique. Une loi de 1913 vient préciser le système des monuments historiques. En 1937, les préfets sont appelés à répertorier les monuments anciens et à estimer les sommes nécessaires à leur entretien. Par la suite, plusieurs lois et décrets complètent le dispositif, notamment en 1943 avec la mise en place d'un périmètre de protection autour des monuments classés, puis dans les années 1970 et 80, la création de commissions régionales et départementales.

Informations sur les modalités d'entrée

Versements

Informations sur l'évaluation

Tri systématique des dossiers conformément au Cadre méthodologique pour l'évaluation, la sélection et l'échantillonnage des archives publiques (2014).

Statut juridique

Archives publiques

Communicabilité

Librement communicable

Autre instrument de recherche

Répertoire numérique dactylogr., 43 p.

Sources complémentaires

Sources internes

Archives modernes

- Série 4 M : Bâtiments communaux à usage d'enseignement et de sciences (1790-1982).

Archives contemporaines

- Série W : versements relatifs à la culture et aux différents établissements culturels de la ville.

Archives iconographiques

- Série Fi notamment 19 et 119Fi : Programmes (1884-1990).

Sources externes

1. Archives départementales de Meurthe-et-Moselle

- Sous-série 4 T : affaires culturelles (1789-1940).

- Série W (1940-….).

- 14 ETP : École des Beaux-Arts de Nancy (1843-2009). [Lien]

2. Archives de la Métropole du Grand Nancy

- 153 GN/W 1 à 376 et 181 GN/W 1 à 14 : fonds du conservatoire.

- 120 GN/W 1 à 48 : fonds du Syndicat des conservatoire et jardins botaniques de Nancy.

Bibliographie

Bouvier (Roselyne), Musée de l'École de Nancy, Paris, Réunion des musées nationaux, 2001.

Coley (Catherine), La salle Poirel : Jasson Albert, architecte, Nancy, PUN-AMAL, 1989.

Cote BH 1064

Conservatoire et jardins botaniques de Nancy, Nouvelles du jardin botanique de Nancy de 1758 à nos jours, Nancy, La Nancéienne d'impression, 2009.

Cote BH 957

Laroche (Sophie), Pacot (Marion) [dir], 20 ans ! : dans les coulisses du Musée des beaux-arts de Nancy, Nancy, Musée des beaux-arts de Nancy, 2019.

Markiewicz (André) [dir], La Bibliothèque municipale de Nancy : 1750-2000, Nancy, Ville de Nancy, 2000.

Marot (Pierre), Le musée historique lorrain. .T.1, Les origines et le développement du musée Nancy, Ed. du Pays lorrain, 1936.

[Nancy], Ballet théâtre français de Nancy : centre chorégraphique national, Nancy, Ville de Nancy, [ca 1980].

Cote BH 2045

Pénet (Pierre-Hippolyte), Opéra ! Trois siècles de création à Nancy ; [accompagne l'exposition présentée du 9 novembre 2018 au 24 février 2019 à la Galerie Poirel, à l'occasion du 100e anniversaire de l'Opéra de Nancy], Nancy, Snoeck, 2018.

Cote BH 1405

Thibaudat (Jean-Pierre), Le Festival mondial du théâtre de Nancy : une utopie théâtrale 1963-1983, Besançon, Les Solitaires intempestifs, 2017.

Cote BH 1303

Rédacteur de la description

Lucie Knecht-Deyber et Camille Maret, étudiante en master 2 de l'université Paris 8.

Informations sur la description

Répertoire dressé conformément à l'ISAD(G). Indexation conforme aux normes AFNOR et au thésaurus des archives locales en vigueur.

Descripteurs

Sujet : culture

Cotes extrêmes

2 R 1-166